Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 11:43

et soumettre notre république française au Vatican et autres puissances d'églises:

http://www.pelerin.info/Signe-des-temps/L-actu-autrement/Fabrice-Hadjadj-philosophe-M.-le-President-ne-confondez-pas-laicite-et-laicisme

Collectif « en marche pour la vie »

http://enmarchepourlavie.fr/hollande-president-le-20-janvier-2013-nous-marcherons-aussi-contre-leuthanasie


Je ne suis pas d'accord avec vous,

vos valeurs ne sont pas les miennes, elles nient celles de la République française,

liées aux Révolutions françaises, à la Commune, au rejet des dogmes religieux qui font la puissance des églises (et autres sectes).

je refuse la soumission aux dogmes religieux, tant catholique que tout autre.

 

attention: permettre n'est pas obliger!!!

oui je suis pour permettre l'avortement (sans l'encourager) : il faut  encourager la contraception

oui, je suis pour permettre l'euthanasie et le suicide assisté, pas pour l'encourager encore moins l'obliger... là ce serait un crime...mais il faut obliger les médecins à respecter leurs clients, les citoyens, à respecter les lois, que ce ne soit surtout pas eux qui décident de nos vies (ni de notre mort), pas plus que les familles (qu'il faudrait définir...): il faut encourager les citoyens à réfléchir aux conditions possibles de leur vie et fin de vie, de façon à ce qu'ils puissent exprimer leurs idées sur ce sujet, et les écrire dès 18 ans...

oui, je suis pour la liberté, du moment qu'elle ne porte pas tort à autrui.  

l'embryon n'est pas un être humain, il n'existe pas encore en tant que tel, et n'existera peut-être jamais en tant que tel, de façon naturelle: fausses couches et décès à l'accouchement existent, et existeront toujours.

celui qui disparait de la scène sociale en mourant ne porte tort à personne, c'est la loi de la nature, qu'il parte un peu plus tôt ou un peu plus tard ne change rien.

 

laicité chrétienne/ je ne connais pas, c'est nouveau... :

certes la mission évangélisatrice de l'Eglise a été menée par des prêtres, des curés, mais aussi par des « laics » catholiques, ce n'est pas ma définition de la laicité :

je ne connais que la laicité de la République, celle de 1905 :

Non à l'utilisation de l'argent public pour des institutions privées, religieuses ou non.

Oui à la vie commune dans la république de croyances diverses et d'athéisme, qui relèvent de la vie privée et non pas de la République, qui doit les réunir tous, dans la paix : éviter les guerres venant des dogmes différents, que chacun arbore l'arme au poing...

 

L'école dite libre (et religieuse, le plus souvent catholique) n'est pas libre, puisqu'on y impose aux enfants prières, catéchisme, embrigadement...

 

La seule école libre est celle de la République, celle de Jules Ferry, et de ses amis, hors de toute croyance ou religion, celle qui forme des citoyens, qui donne les moyens de la critique constructive, de la création de nouvelles idées, de l'évolution nécessaire à toute société, par la connaissance, la raison, la logique, les émotions, humaines par essence, n'étant pas exclues ni interdites.

Ecole qui brasse des origines différentes, des catégories sociales différentes au grand profit du respect de l'Autre dans sa diversité, donc de la paix future pour les peuples.

Peut-on l'améliorer ? oui, sans aucun doute, tout peut être amélioré...

Les autres écoles peuvent exister, aux parents de la payer, s'ils veulent soumettre leurs enfants à leurs croyances et les empêcher de se mêler à des gens différents...

 

L'hopital public et les soins doivent être accessibles à tous, pour une meilleure santé, une meilleure aide à vivre (et à mourir) à ceux qui en ont besoin. Il ne doit plus être soumis, ni aux médecins, ni à l'industrie pharmaceutique, ni aux dogmes religieux.

Evidemment les médecins et l'industrie pharmaceutique doivent y être contrôlés, voire sanctionnés en cas de non respect de la loi (loi du système de santé qui devra êre modifié pour le respect de chaque citoyen)

 

Ce ne sont pas des lois pro-mort que je souhaite, mais au contraire pro-vie, une « vraie » vie, humaine : capacités de bouger, de communiquer, de réfléchir, d'utiliser ses sens, même avec quelque handicap, et de l'aide : à chacun de définir quel handicap et quelle aide il peut ou non accepter pour lui-même, nous sommes tous différents.

Je souhaite que chacun définisse lui-même sa dignité, sa philosophie de vie donc sa fin de vie, selon son choix, et que ceci soit respecté par une République qui a malheureusement perdu en partie ses valeurs fondatrices, de la révolution française :

 

halte à un écart excessif entre riches et pauvres, l'idéal pour moi serait le partage des richesses...

 

halte à l'égémonie indue que recherche toujours l'Eglise catholique romaine :

la France compte des catholiques orthodoxes, des protestants de diverses tendances, des juifs modérés, intégristes ou non pratiquants, et même incroyants, des musulmans, de divers schismes, des bouddhistes, confucianistes, animistes, et beaucoup d'incroyants, d'athées, anticléricaux ou non.

Notre civilisation est d'abord gréco-romaine, avant d'être marqué par l'église non pas chrétienne mais catholique romaine, toute puissante et régnante par l'intermédiaire des rois et empereurs pendant des siècles, depuis St Paul, puissance et argent faisant bon ménage au détriment des pauvres qu'on préfère ignorants, pour qu'ils croient... les billevées qu'on leur raconte... pour qu'ils acceptent leur misère et ne se révoltent pas.

Catholiques remis en question par les divers protestantismes, massacrés par des catholiques persuadés d'avoir raison... catholiques qui ont massacré musulmans et juifs pendant des siècles... au nom de leur dogme... Il y eu certes une époque où les musulmans (plus forts) massacraient les catholiques aussi, les protestants et les juifs n'ont guère tué que pour se défendre... moins forts pour attaquer ? Ou plus souples dans l'acceptation de l'Autre ? Pas sûr...

Les gouvernements (occident, asie, amérique, australie, etc...)ont toujours utilisé les religions et leurs prêtres pour convaincre les pauvres de tuer et d'aller se faire tuer dans des guerres en réalité économiques: expansion des marchés, des terres, pour le bien des riches et puissants en priorité... eux bien à l'abri des coups, le plus souvent...Là il n'est pas question de préserver la vie... on tue au nom de son Dieu, même si l'ennemi a le même Dieu...

 

Je souhaite que nos enfants soient désirés, aimés, qu'on ne lise plus dans les faits divers qu'une mère ou un père a tué voire torturé son enfant, parce qu'il a été subi, non désiré, que la haine l'a emporté sur l'amour, qui ne se construit que dans le désir.

oui, à la possibilité d'avortement, si la femme n'est pas prête à accepter le futur enfant (l'embryon n'est pas un enfant : de façon naturelle, il ne le devient pas toujours, les fausses couches naturelles existent et ont toujours existé)

oui, à une contraception mieux expliquée et diffusée largement


Je souhaite que nos jeunes puissent expérimenter leurs amours débutantes avec des préservatifs, pour se protéger des maladies et des enfants non désirés : sida et autres maladies vénériennes, qu'ils puissent choisir des partenaires de même sexe ou d'un autre (nous voyons bien, dès la lecture de la Bible que la nature profonde de l'être humain est la bisexualité, et que l'hétérosexualité est la forme nécessaire pour la procréation seulement, pas pour l'amour, qui peut être bien plus large et aller au delà des sexualités d'une forme ou d'une autre, l'amour n'est pas forcément sexuel...ni procréateur), le même toute la vie ou plusieurs au cours de la vie.

La langue française est très pauvre en mots pour désigner l'amour, il faut y ajouter des adjectifs pour comprendre ce dont il s'agit... : amour filial, amour maternel, paternel, amour possessif, amour de pygmalion, amour platonique, amour réciproque, amour libre, amour pour les animaux, pour des objets...amour fraternel (pour les sœurs???), amour-amitié, amour universel... que de complications... générant des incompréhensions mutuelles...

 

L'envie de fonder une « famille » ou faire des enfants n'est pas universelle :

de tous temps, il y a eu des célibataires hommes et femmes sans enfants (obligation pour les moines et les « soeurs », les prêtres catholiques), et des couples procréateurs, par choix ou par obligation (familiale, sociale, etc...), par amour ou sans amour :

le mariage amoureux est très récent, romantique, devenu très occidental maintenant...

le mariage est en réalité une institution visant à la protection du patrimoine, voire à son augmentation, institution sociale par essence, pour les riches...

l'Eglise l'a imposé aux pauvres qui n'en voyaient pas l'intérêt, pour obliger esclaves puis ouvriers et employés à ne pas quitter leur patron, qui en avait besoin...

 

L'Eglise de St Paul (bien après Jésus), a toujours valorisé la mort, la souffrance, la haine de l'Autre, haine de la femme, réduite à un ventre animal: mère ou pute, mais pas « humaine » : on ne lui reconaissait pas d'âme... , valorisation de la richesse … donc de la misère  (qui permet la richesse des autres): les pauvres auront leur récompense après leur mort...,

belle façon d'endoctriner pour satisfaire ses propres besoins aux dépens des autres...

elle ne représente en aucun cas mes valeurs...

il me semble que ce n'était pas non plus celles qu'on attribue à Jésus...

 

Choisir de faire ou d'élever des enfants (les siens ou d'autres), c'est se projeter dans l'avenir, poursuivre la vie de l'espèce humaine : là est l'éternité (relative, car de nombreuses espèces ont disparu au cours des millénaires qui nous précèdent, l'espèce humaine échappera-t-elle à cette loi de la nature ? Aucune idée... bien qu'elle ait déjà largement de quoi se suicider avec les bombes nucélaires et les armes chimiques ... ).

Les artistes, les créateurs, les architectes participent aussi à « l'éternité », avec des œuvres qui résistent au temps... on regarde encore les pyramides égyptiennes et celles des Aztèques … on regarde encore les mégalithes , on peut lire des écrivains dont les œuvres datent de 3000 ans... on observe les dessins dans les grottes dessinés par de lointains ancêtres...

 

 

Par jacqueline.salenson - Publié dans : santé - Communauté : LIBERTE - Communauté créée par mamavisylvain-attiglah.over-blog.com –
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 11:38

http://www.chretiente.info/201205070504/euthanasie-premieres-mobilisations/

oui à la vie, la vraie vie sur terre, pour que les humains soient actifs et solidaires, pas pour conserver ou augmenter la misère des peuples.
quelle misère morale pire qu'un enfant non désiré? 
lorsqu'on dit que les femmes qui ont avorté en ont des regrets voire des remords tout le temps, c'est faux, demandez à toutes ces femmes soulagées d'une grossesse mal vécue, pour toutes sortes de raisons, malgré les risques dans le temps de mort et de stérilité définitive.
ma mère a fait 3 avortements (interdits, années 30) avant d'avoir ses deux enfants: 
son seul regret, ne pas être restée stérile comme un certain nombre de ses copines, c'est mon père et pétain: mon père rentrant de la guerre en 1940, ni prisonnier, ni au STO, ma mère a été virée le jour même de son travail: femme au foyer obligée, alors autant avoir des enfants... pub pétainiste... qui ont voulu ses deux enfants.
vivant très mal jusqu'à aujourd'hui (elle a presque 98 ans), sa situation d'orpheline de la guerre de 14: père disparu, mère décédée de la grippe espagnole, balladée d'un endroit à l'autre, elle aurait préféré rester l'enfant de son mari pygmalion... elle a été "contrainte" d'avoir des enfants. 
avortements qui, pourtant, ont tué un certain nombre de ses amies: la peur de mourir ne les a pas empêché de préférer l'avortement! et leur mari avec! 
toutes ces femmes stériles des époques précédentes l'ont été souvent suite à des avortements clandestins, aiguilles à tricoter...plus souvent que médicalisés, je n'en ai connu aucune qui s'en plaigne au contraire: la stérilité acquise leur a évité et la peur d'être enceinte, et la nécessité d'autres avortements, la contraception n'était pas acquise à l'époque.

la seule peur de quelques unes: l'enfer promis par les Eglises... c'est l'église qui fait peur, pas l'avortement

quant à la fin de vie, la loi que nous demandons permettra à ceux qui aiment souffrir de souffrir, s'ils pensent qu'ils iront ainsi dans leur paradis, à ceux qui veulent qu'on les laisse mourir sans souffrir d'être accompagnés jusqu'au bout (les plus nombreux), et à ceux qui, plus radicaux, stoiciens, ou autres, préfèrent trancher une bonne fois pour toutes dans leur vie, de ne pas être contraints à utiliser la corde ou le fusil, la défenestration, et autres moyens violents, horribles pour ceux qui restent et difficiles, voire impossibles (cas de vincent humbert, de ramon san pedro...), mais à être accompagnés selon leur demande vers une mort douce et rapide, à la manière des dieux grecs, la belle mort d'Apollon, notre héritage aussi en occident!
chacun doit pouvoir choisir et son choix doit pouvoir être respecté... 
ceux qui disent qu'un être qui ne vit que grâce à des machines n'est pas en fin de vie, sont des techniciens inhumains: la vie artificielle ainsi créée par un homme (rarement une femme...), est-elle une vie réellement humaine? que ceux qui la préfèrent à la mort soient exaucés (ils sont rares), mais pourquoi ceux qui préfèrent la mort à une telle vie végétative, hospitalière par nécessité, ne seraient-ils pas exaucés aussi? 
certain sénateur nous a promis la catastrophe pour la recherche scientifique... si cela devenait possible, avouant ainsi que ces gens là servaient de cobaye à la Science, plus importante que le bien-être humain pour ce médecin... digne du Diable à mon avis... (référence: les discussions au sénat 2011, que tout le monde peut lire).

Par jacqueline.salenson - Publié dans : euthanasie - Communauté : LIBERTE - Communauté créée par mamavisylvain-attiglah.over-blog.com –
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 14:47

Pour le nouveau président et le futur gouvernement :

j'espère que la loi dite « leonetti » va être enfin modifiée pour plus de respect des usagers du système de santé,

je compte sur vous pour relancer le débat au parlement et au sénat.


N’oubliez pas la fin de vie difficile qui touche en priorité les femmes :

Elles passent en moyenne les 10 dernières années de leur vie seules, avec des ressources encore diminuées, des enfants souvent dispersés par la vie moderne, peu aptes à les accompagner.

Ce sont elles qui végètent dans des maisons de retraite pas à la hauteur des besoins.

C’est à elles qu’on fait subir des prolongations inutiles, mais qui rapportent beaucoup d’argent à d’autres, voire servent à la recherche médicale.

C’est sur elles aussi que se cristallise l’abandon, abandon social, médical, familial...

Dans son livre “pitié pour les hommes”, le Dr Denis Labayle montre bien que les fins de vie difficiles sont avant tout un problème de femmes...

Est-ce pour cela que nous avons du mal à nous faire entendre, nous, admd et sympathisants, trop féminisés?

Pourquoi?

D’une part elles ont été élevées pour servir les hommes, les autres en général...

d’autre part, et cela va peut-être changer dans les prochaines années? , elles ont souvent épousé des hommes plus âgés, à l’espérance de vie plus courte, celles qui ont vécu comme femmes au foyer, dévouées à leur homme et à leurs enfants, se retrouvent veuves avec des ressources diminuées de moitié environ... celles qui ont divorcé ont des ressources souvent faibles aussi...

Ce sont les femmes qui assument les soins quotidiens le plus souvent, mais les maitres sont des hommes: en médecine comme dans l’éducation, le haut du pavé est tenu par des hommes, chercheurs... grands professeurs...., les femmes tiennent les échelons inférieurs, trop souvent soumises, ne serait-ce que pour éviter le chômage...

Le pouvoir médical allopathique, remboursé par la Sécurité sociale et les mutuelles, est un pouvoir absolu, soutenu par des lois du système de santé qui “conseillent” mais n’obligent pas les médecins autrement que moralement... ni pour leur installation là ou ailleurs: pléthore ici, désert là-bas, ni pour leurs décisions de soins: oui ils doivent accompagner leurs malades, oui, ils doivent tout faire pour soulager les souffrances tant morales que physiques, oui, ils doivent refuser l’acharnement, mais s’ils ne le font pas??? rien n’est prévu... rien ne se passe.... ni contrôles, ni sanctions prévues en cas de non-respect des devoirs inscrits dans la loi...

On voit les résultats!

Souffrances toujours très mal soulagées, même quand on le pourrait, empathie inconnue ou presque, volontés non respectées... excès de techniques médicales et de médicaments plus ou moins imposés...

Seule la victime peut porter plainte, or lorsque la victime est très malade ou mourante, comment pourrait-elle porter plainte seule, sans aide ?

 

Il faut modifier la loi actuelle indiquant les droits des malades (et de la fin de vie....) :

pourquoi ne pas parler plutôt des droits des citoyens dans le système de santé ?

car tous, un jour ou l'autre, avons recours au système de santé, en cours de vie, en fin de vie...

droits qui s'accordent avec les devoirs des médecins (et de la pharmacie)

une chose essentielle : rendre le pouvoir au citoyen qui doit seul être maitre de sa vie, de sa santé, de sa fin de vie, de sa mort... maître de son corps.

La médecine alliée à la pharmacie allopathique, seules remboursées par le système (et encore de moins en moins... réfléchir...) est payée par nos cotisations régulières, prélevées sur les salaires pour la sécurité sociale obligatoire, plus nos cotisations aux mutuelles ( recommandées en cas de « gros pépin »), il serait logique que nous ayons davantage de contrôle sur elle, et qu'elle soit à notre service et non pas le malade au service du médecin et de la pharmacie... (sauf cobayes volontaires).

La médecine, avec la pharmacie, est notre alliée lorsqu'elle nous écoute, nous respecte, pas lorsqu'elle décide à notre place, contre notre volonté !

L'être humain aimerait à prolonger sa vie ?

Rêve de devenir centenaire ? De ne pas mourir ?

Rêve qui contredit la réalité : le vivant est mortel, c'est même sa définition...

certains ont imaginé des vies éternelles, mais pas sur terre..., pas la vie du corps.

Prolongations de vie ? Oui ou non ?

Tout dépend de la qualité, des conditions de cette vie, ressentie différemment par chacun d'entre nous, qualité qui fait sa dignité selon nos critères de dignité (pas de dignité sacrée, venant d'un Dieu auquel beaucoup ne croient pas) : le regard que l'on porte sur soi-même, indépendamment du regard des autres et de leur attitude.

Le même handicap est bien supporté par certains, intolérable à d'autres...

Tout dépend des souffrances à endurer pour vivre...

La mort peut certes être une catastrophe pour les proches, mort « imprévue », non préparée, déraisonnablement : on devrait être chaque jour prêt à mourir, car on sait que la mort ne prévient pas et peut arriver à tout moment, à tout âge, cessons de nous voiler la face...

Mais elle peut aussi être une délivrance pour soi-même, lorsque la souffrance est trop grande, la perte de dignité intolérable, délivrance aussi pour nos proches, qui souffrent de nous voir souffrir...

Non, tous les humains ne sont pas ravis de voir leur vie prolongée, ce postulat médical est faux :

cela dépend des conditions de cette prolongation de vie, de la vie déjà vécue, des relations avec les proches, des souffrances endurées, morales et/ou physiques.

Certains préfèrent mourir plutôt que de vivre cette vie-là, une vie indigne pour eux mêmes, une vie de souffrances intolérables, morales sinon physiques...

Quand peut-on les aider à mourir, s'ils le demandent de façon certaine : réitérée, volontaire, écrite par avance et réécrite ?

Il me semble que ce n'est pas si difficile qu'on nous le dit :

Peut-on réussir à leur redonner envie de vivre ? pour cela : Peut-on changer les conditions de leur vie ? Peut-on soulager leurs souffrances ? Sans illusions néfastes... en restant dans la réalité du moment...

si oui, on repoussera au moins un temps l'acceptation de la demande, pour voir l'évolution avec les progrès de la santé

mais si non, ne faut-il pas humainement rester à l'écoute et aider ceux qui persistent dans leur demande ?

Pour moi, oui, c'est simple.

C'est à chacun de nous de décider quand il doit quitter la piste (de la vie), pour respecter sa dignité personnelle, pour ne pas subir des prolongations inutiles, des souffrances intolérables...

Ce n'est ni aux médecins, ni aux familles(définies comment ? ) ni aux amis de décider entre :

prolongation, laisser faire, et agir pour aller plus vite vers la sortie de vie, souffrir ou ne pas souffrir...

c'est à chacun d'y réfléchir, en tenant compte de ses proches, à l'avance, régulièrement et au dernier moment aussi, si possible et de demander le respect de ses volontés, quelles qu'elles soient, aidé de sa personne de confiance, de ses directives anticipées écrites par avance et réitérées.

on peut changer d'avis à tout moment, comme pour un testament.

ma volonté peut être de remettre ma vie dans les mains de l'un ou l'autre, médecin ou proche...c'est aussi un choix....

 

Par jacqueline.salenson - Publié dans : euthanasie - Communauté : LIBERTE - Communauté créée par mamavisylvain-attiglah.over-blog.com –
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 08:16
à nous de veiller à ce que ce soit fait!
avec des députés que nous élirons en fonction aussi et surtout de leurs idées sur la liberté du citoyen sur sa santé donc sa vie:
la campagne législative commence et nous avons des lettres à écrire, des tracts à distribuer, des arguments à développer pour être écoutés...
 
nous voulons que la loi mette le citoyen au centre du système, donc que ce soit lui qui décide des soins, traitements, etc... qu’il accepte ou refuse à tout moment de sa vie,
alors qu’il les subit actuellement trop souvent:
bonne information, éducation à la santé, et cessation de la mort-tabou: responsable de sa vie dès 18 ans, on peut l’être également de sa fin de vie donc de sa mort:
à chacun ses choix: ma vie, mon corps m’appartient!
l’un aime souffrir, l’autre ne le veut pas
l’un veut prolonger sa vie et rêve de record de longévité, quel que soit son état de santé; l’autre trouve que “çà suffit”, il a assez donné et rêve de s’endormir pour toujours
les uns voudraient garder la meilleure forme jusqu’à la mort, refusent le moindre bobo, les autres préfèrent vivre malgré de lourds handicaps...
l’un veut décider pour lui-même, l’autre préfère que d’autres choisissent pour lui
qui a raison? tout le monde évidemment, puisque c’est de ma vie, mon corps qu’il s’agit ,
nous avons des vécus différents, des philosophies de vie, des religions diverses...
nous avons tous des appréciations différentes
il ne s’agit pas de les classer en bien ou mal, mais de les accepter toutes
et de permettre aux médecins de respecter les volontés de l’Autre, quelles qu’elles soient, et même de les y obliger globalement (par collègue interposé si besoin).
Par jacqueline.salenson - Publié dans : euthanasie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 08:41

http://www.libertepolitique.com/L-information/Decryptage/Euthanasie-peine-de-mort

quel plaidoyer contre la liberté de tout être humain!

contre le droit de chacun de croire ou ne pas croire en une dignité divine, qui serait automatique pour tout être humain (au contraire des autres animaux, car l'être humain n'est qu'un mammifère parmi les autres, plus intelligent? peut-être? plus malveillant pour les autres et la planète? sans aucun doute...)

je ne peux évidemment pas être d'accord avec vous

je ne crois pas en un Dieu qui nous surveillerait, nous donnerait blâmes ou satisficits... en un Dieu qui nous jugerait maintenant et au jugement dernier...

dommage? je ne sais pas … mais comment pourrais-je croire en quelque chose qui me parait absurde? l'être humain a bien assez de peine à vivre, sur terre et avec les autres, pour se passer d'un Dieu vengeur et soi-disant créateur.

je préfère m'occuper de ma vie terrestre, pour vivre le mieux possible et aider les autres à vivre, je n'ai pas besoin de la religion catholique ou d'une autre pour cela.

pourquoi refuser d'accompagner les autres vers la mort selon leurs choix?

quel refus de compassion, d'empathie!

ne croyez pas que la manne des EHPAD, qui rapportent des fortunes et poussent comme des petits pains partout (conseil de placement de la revue Capital, très récente), va disparaître si on autorise dans certains cas l'aide à mourir (je préfère ce mot à celui d'euthanasie que chacun définit différemment)

cela a été fait dans d'autres pays, et la rage de vivre des humains ne s'est pas arrêté pour autant:

seuls 2% de ceux qui vont bientôt mourir demandent de l'aide, parce que c'est leur philosophie stoicienne, et/ou parce que la vie qui leur reste leur parait un martyre inutile.

j'ignore le % de personnes qui se plaisent à souffrir, mais je sais qu'ils existent, à cause d'ailleurs des religions monothéistes qui encouragent la souffrance et aiment la mort, début d'une autre vie, superbe et facile celle-là, d'autant qu'on a plus souffert sur terre...

manipulation de gens qui veulent garder le pouvoir sur les autres, conserver l'écart riches/pauvres, puisqu'ils font partie des riches, qui ont peur des pauvres et de leur révolte éventuelle, étouffée sous les dogmes qui les arrangent

riches et puissants savent comment mourir en douceur s'ils le veulent, eux ont les moyens d'aller en Suisse s'ils le désirent, alors tant pis pour les autres, qu'ils méprisent

on sait que Mitterrand a été aidé, et tant mieux s'il a minimisé les souffrances de l'agonie, on sait que des prélats ont été aidés, tant mieux pour eux...

faites ce que je dis mais pas ce que je fais... ce n'est pas ma moralité!

 

n'oublions pas que la loi actuelle ne donne que des conseils aux médecins, mais ne les oblige en rien à les suivre: certes, le verbe "doit" employé rend les instructions "obligatoires", mais sans contrôles ni sanctions prévues, il est facile de ne pas appliquer la loi pour ceux qui ne veulent ni la connaitre ni l'appliquer: la seule méthode qui nous reste, nous autres usagers de la santé, est la plainte: CRUQPC, Ordre des médecins, CRCI, tribunaux... pas facile à gérer pour un mourant!

les médecins ont le champ libre! et certains en abusent (pas tous fort heureusement... mais ils sont trop rares, ceux qui écoutent leur "patient", le connaissent bien, et l'accompagnent pour une fin de vie sans souffrances, selon leurs choix (pour tous ceux qui refusent l'acharnement et ne veulent pas des souffrances, la loi permet aux médecins de les satisfaire, mais ne les y oblige pas vraiment)

 

Par jacqueline.salenson - Publié dans : euthanasie - Communauté : LIBERTE - Communauté créée par mamavisylvain-attiglah.over-blog.com –
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés